Découvrez les 8 critères pour bien construire son portefeuille avec les meilleurs trackers : les indices boursiers suivis, les frais, l’encours, la qualité du tracking, etc. D’abord, nous rappelons pourquoi les trackers sont plus efficaces que les fonds actifs pour investir en actions. Enfin, nous vous expliquons concrètement comment investir en trackers.
SOMMAIRE
- C’est prouvé : les trackers battent les fonds actifs sur le long terme
- Les 8 critères pour bien choisir ses ETF
- Concrètement, comment investir en trackers ?
Pourquoi privilégier les trackers pour investir en bourse ?
Les 2 méthodes pour investir en bourse
Pour investir en bourse, vous avez le choix entre 2 méthodes :
La gestion active
En gestion active, vous sélectionnez vous-même vos actions et vos OPCVM (des fonds actifs). C’est l’image que les français ont de la bourse et de l’investissement en actions : choisir les meilleures valeurs (“stock-picking”), les acheter et les vendre au meilleur moment (“market timing”). Et les banques poussent en ce sens car les frais de gestion sont plus importants qu’en investissement passif en trackers : 2 % par an en moyenne.
La gestion passive
Vous investissez en trackers, aussi appelés ETF (Exchange Traded Funds). Les trackers se contentent de répliquer leur indice de référence (benchmark) : CAC 40, Nasdaq, etc. Les frais de gestion des trackers sont faibles : 0,25 % par an en moyenne. Et les ETF sont moins risqués que les fonds actifs : Quels sont les risques des ETF ?
Les trackers battent les fonds actifs à long terme
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à investir en bourse grâce aux trackers, plutôt que via des fonds actifs. Pourquoi ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, être actif et multiplier les opérations ne permet pas de gagner davantage qu’en étant passif. Le fait est que l’investissement passif en trackers performe historiquement mieux que l’investissement en fonds actifs. Donc le temps passé à sélectionner des titres ou des fonds actifs est contre-productif. Finalement, il vaut mieux être fainéant et investir en ETF, c’est ce qu’on appelle le lazy investing.
Sur les 10 dernières années, la grande majorité des gérants de fonds actifs ont échoué à battre leur indice de référence. C’est à dire qu’ils ont été battus par les trackers. Voyez donc le résultat en image.
Part des gérants de fonds actifs battus par leur benchmark (les indices suivis par les trackers)
Ce qui nous intéresse en tant qu’investisseur actions à long terme, c’est la performance à long terme des fonds actifs versus les fonds indiciels (trackers). Voyons au niveau “Global Equity”, c’est à dire les actions mondiales. On constate que 99 % des fonds actifs ont été battus par l’indice ! Autrement dit : le tracker World fait mieux que 99 % des fonds actifs (des gérants européens) de l’univers actions mondiales sur les 10 dernières années. La victoire est écrasante et il faut être très chanceux pour tomber sur le petit 1 % de fonds actifs qui surperforme car ils changent fréquemment. Et ce n’est pas un cas isolé : la victoire est nette aussi pour les trackers vis à vis des fonds Europe, émergents et des fonds USA.

L’arithmétique en faveur des ETF
C’est mathématique, les frais des fonds actifs pèsent lourds à long terme : 2 % par an contre 0,25 % par an en moyenne pour les trackers. Imaginez une course de 10 chevaux : 9 jockeys sont lestés de 20 kilos (les fonds actifs) et un seul jockey n’a pas de handicap de poids (le tracker). C’est le jockey sans handicap qui a toutes les chances de gagner, surtout si la course est longue. Cela a également été démontré par William Sharpe, nobel d’économie en 1990.
Ceci dit, vous pouvez prendre le pari d’investir sur quelques fonds actifs. Bonne chance pour miser sur les bons chevaux et pour qu’ils restent les meilleurs à long terme. Il faudra surveiller l’équipe de gestion, leur stratégie et les changements de gérants. Nous expliquons plus en détail ici, à travers les unités de compte en assurance-vie.
Le conseil de Warren Buffett
C’est une bonne nouvelle pour vous : pas de compétence particulière à développer pour analyser et sélectionner des titres ou des fonds actifs et pas de temps à perdre à lire des rapports. Il suffit d’investir en trackers pour faire mieux à long terme que la majorité des gérants professionnels ! C’est également le constat du meilleur investisseur au monde, Warren Buffett : “Les investisseurs, petits et grands, devraient s’en tenir aux fonds indiciels à bas coûts.” D’accord, mais quels trackers choisir ?
Investir en trackers : quel tracker choisir ?
Nous sommes convaincus : les trackers sont le moyen idéal d’investir en actions pour les investisseurs pragmatiques. Mais comment faire un portefeuille de trackers ? Il y a plus de 500 ETF cotés à la bourse de Paris ! Donc, quels sont les critères de sélection des ETF ? Nous allons vous présenter 8 critères pour choisir ses trackers.
1/ L’indice boursier à suivre
C’est le critère principal de sélection d’un tracker. Votre ETF va suivre un indice boursier : sur quel indice voulez-vous investir ? Décidez de votre allocation entre les différentes zones géographiques. Et plus accessoirement, entre les tailles des sociétés (petites ou grandes capitalisations). Citons les principaux indices à connaître :
Le MSCI World
Le MSCI World est l’indice le plus généraliste. Il regroupe les 1 600 plus grandes entreprises mondiales (en réalité, l’indice est concentré sur 23 pays développés).
A savoir : cet indice est composé de plus de 60 % de sociétés américaines ! C’est un fait, les entreprises américaines sont très puissantes et représentent une bonne part de l’économie mondiale. Ensuite, le Japon pèse environ 8 % de l’indice. Le Royaume-Uni près de 5 %. Puis la France et la Suisse environ 4 % chacun. Enfin, les autres pays développés pèsent environ 15 %.
Pour aller plus loin : comment investir sur le MSCI World ?

Le S&P 500
C’est l’indice phare des États-Unis. Il est composé des 500 plus grandes entreprises américaines, d’où son nom. C’est l’indice le plus représentatif du marché américain.
Dans le S&P 500, on retrouve les célèbres valeurs technologiques GAFAM : Google (Alphabet), Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft.
Pour aller plus loin : S&P 500 ou MSCI World : que choisir ?
Le Dow Jones (DJIA)
Le Dow Jones Industrial Average, plus communément appelé Dow Jones, est le plus vieil indice du monde ! Il a été créé en 1 884 par deux journalistes financiers : Charles Dow et Edward Jones. Il ne compte que 30 sociétés américaines, cela n’en fait pas l’indice idéal à suivre.
De plus, l’indice Dow Jones est calculé “bizarrement”. Il n’y a pas de pondération selon la capitalisation des 30 sociétés.
Le NASDAQ
Le NASDAQ Composite regroupe plus de 4 000 sociétés américaines. C’est un indice généralement plus volatil que les autres, car fortement pondéré en valeurs technologiques et informatiques.
Le RUSSEL 2000
C’est l’indice des petites capitalisations américaines. “Petites mais costauds” : les 2 000 sociétés qui composent l’indice RUSSEL 2000 pèsent en moyenne 2 milliards de dollars. Cet indice peut être intéressant pour diversifier sur les petites capitalisations par rapport aux autres indices cités. Ceci dit, il faut savoir que les petites capitalisations sont plus volatiles que les grandes capitalisations.
Le Nikkei 225
Il s’agit du principal indice Japonais. Pour rappel, le Japon pèse environ 8% de l’indice MSCI World, ce n’est donc pas un petit indice. Il est 2 fois plus important que l’indice phare français, le CAC 40 ! Le Nikkei 225 est composé de 225 sociétés. Le Topix est l’autre indice boursier de la bourse de Tokyo, il comprend quant à lui 1250 titres cotés.
Le MSCI Emerging markets
C’est l’indice des pays émergents, qui en principe seront les économies développées de demain. On y retrouve 24 pays, principalement la Chine, la Corée du Sud, Taïwan, la Russie, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud.
Le STOXX Europe 600
Vous l’aurez compris : le STOXX Europe 600 regroupe les 600 plus grandes capitalisations européennes. Le Royaume Uni, l’Allemagne et la France pèsent plus de 50% de l’indice qui compte 18 pays européens.
Le CAC 40
Il faut avouer que ce n’est pas un grand indice à l’échelle mondiale, mais nous le citons par patriotisme ! Il regroupe les 40 plus grandes capitalisations françaises.
Le luxe pèse lourd dans l’indice (LVMH, Hermès, L’Oréal et Kering). Il fut un temps où Sanofi et Total se disputaient la première place. Les sociétés financières (BNP, Société Générale et Crédit Agricole) sont également très présentes.
Note de Nicolas : les français qui investissent en bourse ont une fâcheuse tendance à n’investir que sur le CAC 40, du moins sur les sociétés françaises. C’est louable, mais dommage de n’investir que sur une petite partie du monde. Ce biais domestique les empêche notamment de capter une bonne part de la performance qui est faite aux États-Unis. Force est de constater que le marché américain surperforme la France et notre bonne vieille Europe depuis des décennies. Profitez donc des trackers pour investir facilement sur d’autres marchés, grâce au tracker World par exemple. Il est recommandé de diversifier géographiquement et c’est possible facilement avec les trackers, même sur PEA.
L’évolution de 4 grands indices sur 13 ans
Point de départ à 100 pour chaque indice, à compter du 22/09/2008. Le marché est haussier sur la période, avec quelques corrections, mais la hausse ne se fait pas au même rythme. Les indices américains décollent !
Nous ne rappellerons jamais assez l’importance de diversifier. Au pire, il est préférable de prendre un seul tracker World, plutôt que de n’investir que sur la France. À noter : nous avons retiré l’indice MSCI World du graphique, la courbe se confondait avec l’indice S&P 500 car les performances sont très proches (les États-Unis pèsent 60% de l’indice World).

2/ L’éligibilité au PEA
Vous pouvez acheter des trackers sur différentes enveloppes :
Comme expliqué dans notre article, le PEA est l’enveloppe à privilégier pour investir en trackers. En effet, vous paierez moins de frais qu’en assurance-vie et la fiscalité est très avantageuse.
La plupart des trackers sont éligibles au PEA, mais vous devez vous en assurer si vous souhaitez acheter des ETF en PEA. Ceci dit, l’assurance-vie, le PER et le compte-titres peuvent se justifier dans certains cas, par exemple dans une optique de rente ou pour accéder à certains trackers spécifiques.
3/ L’émetteur du tracker et le volume de l’encours
Investissez dans des ETF d’émetteurs solides. Lyxor est une filiale de la Société Générale et Amundi est détenue par le Crédit Agricole. Leur métier est d’émettre et de gérer les trackers. En France, ce sont les 2 noms les plus réputés pour investir en trackers. Sélectionnez donc des trackers (Lyxor, Amundi ou autre grand émetteur solide) qui gèrent beaucoup d’argent, au moins 70 M€ sous gestion. C’est ce qu’on appelle l’encours.
La liquidité et le spread
Sachez qu’un bon encours assure également une bonne liquidité, c’est à dire que vous pourrez acheter et vendre facilement. Si le tracker n’est pas assez liquide, le risque est d’avoir un prix d’achat qui s’écarte trop du prix de vente. Cet écart s’appelle le “spread” et on cherche à le réduire au maximum, grâce à une bonne liquidité.
4/ La politique de distribution des dividendes
Tracker capitalisant ou distribuant ? Les dividendes – versés par les sociétés composant votre tracker – peuvent être :
- capitalisés : dividendes directement et automatiquement réinvestis dans le tracker. Privilégiez les trackers capitalisant, surtout si vous investissez sur un compte-titres (CTO) et non sur un PEA.
- distribués : dividendes versés sur votre compte espèces. Vous pourrez donc en faire ce que vous voulez. C’est intéressant si vous voulez réinvestir ailleurs ou pour dégager une rente.
A savoir : le CAC 40 dont parlent les médias est un indice nu, sans les dividendes. Si le CAC 40 progresse de 5 000 points à 5 500 points sur 1 an, on pourrait croire que l’on a gagné 10%. Mais c’est sans compter sur les dividendes qui vous ont été versés ! Dans le cas du CAC 40, vous pouvez ajouter environ 3% de dividendes annuels.
Par exemple, au 21/09/2018, le CAC 40 nu est à 5 494 points, alors que le CAC GR (Gross Return, avec dividendes) est à son quasi plus haut de tous les temps avec 14 385 points ! Soit un joli + 100% en 10 ans pour le CAC GR (alors que le CAC nu a peu progressé sur la période, cf le graphique précédent) :
5/ Les frais
Les frais de gestion (total des frais sur encours : TFE) sont de 0,25 % par an en moyenne. Il faut certes rémunérer les gérants, mais ils sont beaucoup moins gourmands que leurs homologues des fonds actifs qui prélèvent 2 % par an en moyenne. Selon les ETF, les frais s’échelonnent généralement de 0,10 % à 0,55 % par an. Au-delà de la borne haute de cette fourchette, préférez un autre tracker. Notez que les frais sont directement prélevés sur la performance du tracker : les performances des fonds (actifs et passifs) sont toujours annoncées nettes de frais de gestion.
Le prêt de titres
Point surprenant : malgré les frais de gestion, certains trackers surperforment régulièrement leur indice de référence (exemple : S&P 500) grâce au prêt de titres. Il ne faut donc pas s’arrêter aux frais : comparez la performance de plusieurs trackers suivants le même indice (par exemple le Lyxor S&P 500 contre le Amundi S&P 500). Finalement, un tracker plus chargé en frais peut battre un autre tracker moins chargé en frais sur le même indice.
6/ La couverture contre le risque de change
Les trackers hedgés permettent de vous couvrir contre le risque de change. En effet, un tracker S&P 500 composé d’actions cotées en dollars est sensible à l’évolution du cours €/$, alors vous aurez peut-être envie de vous couvrir contre le risque de change.
Ainsi, vous payez un peu plus de frais de gestion sur un ETF hedgé, mais vous neutralisez le risque de change pour ne garder que le risque marché.
Notez qu’à très long terme, hedger se justifie moins.
Par ailleurs, certains trackers hedgés ne sont pas éligibles au PEA, tel le tracker World hedgé seulement disponible dans de rares assurances-vie (Linxea Avenir 2).
Notre article : investir en ETF hedgé ou non ?
7/ La qualité de la réplication
Comme nous l’avons expliqué, la principale mission d’un tracker est de parfaitement “coller” à son indice de référence (benchmark), c’est ce qu’on appelle la réplication. Si le CAC 40 progresse de 1,05% ce lundi, il faut donc que l’ETF CAC 40 progresse de 1,05 % ; du moins au plus proche possible. Concrètement, la qualité de la réplication s’évalue sur 2 indicateurs :
- la tracking difference. Il s’agit de la différence de performance entre un tracker et l’indice qu’il réplique sur une période donnée. C’est une mesure à long terme.
- la tracking error. Il s’agit cette fois d’une mesure à court terme. Tous les jours, on évalue la stabilité des performances de l’ETF par rapport à son indice de référence.
Exemple : un ETF CAC 40 a exactement la même performance que son indice sur 1 an, admettons +8,52 %. Mais à y regarder de plus près, les écarts de performance sur cette période sont assez élevés : plus ou moins 0,10% par rapport à l’indice CAC 40 tous les jours ! Nous avons donc affaire à un tracker qui réplique mal (bonne tracking difference mais mauvaise tracking error).
8/ Tracker physique ou synthétique
Il existe 2 types de réplication :
- réplication physique (réplication directe = DR). C’est la norme : un tracker physique possède des sociétés exactement dans les mêmes proportions que l’indice suivi. Par exemple, LVMH pèse 9% du CAC 40 donc LVMH va peser 9% de l’ETF CAC 40.
- réplication synthétique (réplication indirecte). Dans ce cas, le tracker va acheter des entreprises, puis va échanger auprès d’un autre acteur financier la performance de ce portefeuille avec la performance de l’indice qu’il veut suivre (via un “swap”).
Retenons que certains préfèrent le concret de la réplication physique, mais ce n’est pas un enjeu majeur. Les trackers synthétiques ont le grand mérite de nous permettre d’investir en PEA sur des trackers qui suivent des indices non européens. Ils nous offrent le luxe de pouvoir diversifier géographiquement sur le PEA, hors Europe !
Comment investir en trackers ?
Les trackers sont le meilleur moyen d’investir en bourse à long terme et vous avez vu comment bien choisir les ETF. Maintenant, vous voulez sans doute passer à l’action : concrètement, comment investir en trackers ?
1/ Le bon outil : investir en PEA
Tout comme un bon ouvrier doit avoir de bons outils, un bon épargnant doit avoir de bons outils également (les enveloppes pour épargner). Pour investir en trackers, il s’agira d’abord d’ouvrir le bon PEA (et aussi la bonne assurance-vie en complément, on en parle après).
Gardez bien en tête que vous investissez à long terme, il faut donc éviter les frais sur le long terme. Alors fuyez les PEA qui facturent des droits de garde et les frais d’inactivité. Nous avons sélectionné les meilleurs courtiers PEA ici. Si vous avez déjà un PEA, vous pouvez le transférer pour obtenir le meilleur et faire de belles économies à long terme. Nous recommandons Fortuneo, idéal pour tous les profils avec des frais très bas et l’accès à une belle offre de trackers.
2/ Les bons produits : une allocation de trackers
Vous venez de voir quels sont les 8 critères pour bien choisir les trackers. Des critères qualitatifs et primordiaux, d’autres plus techniques et accessoires. Finalement, il est essentiellement recommandé d’investir sur des trackers de grands marchés (tracker World, S&P 500, Stoxx 600, etc.) avec un bon volume d’encours. Plus concrètement maintenant, nous avons pré-sélectionné pour vous une “short list” de trackers éligibles au PEA et nous présentons deux allocations de trackers : lisez donc cet article pour construire votre portefeuille de trackers.
3/ Le bon comportement pour investir
Vous avez le bon outil et une bonne allocation de trackers, tout repose maintenant sur votre comportement d’investisseur. En effet, vous devez être discipliné sur le long terme : investir régulièrement, ne pas céder à la panique ou à l’euphorie, etc. Nous expliquons ici en détail les 4 règles fondamentales pour obtenir une bonne performance à long terme.
4/ Investir en trackers avec la meilleure assurance-vie ?
Vous pouvez également décider d’investir en trackers en assurance-vie. Plusieurs raisons à cela :
- votre PEA est rempli (maximum de 150 000 € de versements),
- pour investir sur le tracker World hedgé (non éligible PEA),
- pour l’avantage successoral de l’assurance vie,
- pour répondre aux contraintes de versement en unités de compte.En effet, certains assureurs imposent un minimum d’investissement en unités de compte, et dans ce cas les trackers sont le meilleur choix quand on souhaite investir sur un fonds actions.
- pour investir en fonds euros, qui sont des supports sûrs sans risque de perte en capital. Vous pouvez donc vendre des trackers et continuer à être rémunéré sur les fonds euros, alors que la poche espèces du PEA n’est pas rémunérée.
Trackers en PEA ou assurance vie ? Notre article dédié.
La meilleure assurance vie pour investir en trackers
Alors quelle est la meilleure assurance-vie pour investir en trackers ? Notre cahier des charges :
- 0 frais sur versement,
- faibles frais de gestion sur unités de compte (0,60 % par an),
- un bon choix d’ETF,
- des frais d’achat raisonnables (0,10 %),
- un bon fonds euro en cas de vente.
Finalement, selon nous Linxea Avenir 2 (notre avis) est la meilleure assurance-vie pour investir en trackers. Et si vous êtes convaincu par les trackers en assurance vie mais que vous craignez de gérer vous-même, nous comparons ici des assurances-vie en gestion pilotée : Yomoni et Nalo notamment investissent exclusivement en trackers.
Vous savez tout pour bien investir en trackers, maintenant le temps est votre allié !



133 commentaires sur “Comment Choisir ses Trackers (ETF) – 8 Critères Essentiels”
Bonjour Nicolas,
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année !!
J’investis actuellement dans un ETF S&P500 sur un PEA boursorama , il s’agit donc d’un ETF synthétique.
J’aimerais savoir si c’est vraiment risqué de choisir un ETF synthétique et s’il est préférable d’investir aussi sur un ETF S&P500 mais sur un CTO pour privilégier un ETF physique ?
Merci d’avance pour votre réponse
Bonjour Romain,
Meilleurs voeux 🙂
Selon la littérature financière, Les ETF synthétiques ne sont pas plus risqués que les physiques.
Et sont souvent plus optimisés au niveau des frais et de la fiscalité (sans compter qu’on peut les loger dans un PEA bien plus optimisé fiscalement que le CTO).
Par exemple, IWDS et IWDA sont 2 ETF World intéressants.
IWDS est un ETF synthétique.
Donc coût de swap (environ 0,13 % par an).
Mais cela permet d’éviter la fiscalité interne de l’ETF (withholding tax de 0,26 % par an).
Donc au global IWDS permet d’économiser environ 0,13 % par rapport à IWDA.
Bonjour Nicolas,
J’espère que vous allez bien.
Concernant les ETF et la diversification des supports :
1) Selon vous, si l’on ne peut plus investir sur l’ETF CW8 vaut-il mieux transférer CW8 vers WPEA (moins de frais) ou laisser tel quel même s’il y a une petite somme sur le premier (sachant que c’est pour du très long terme) ?
2) Concrètement, quels désavantages y a-t-il à avoir 5 ETF Wld (et 5 SCPI, 5 fonds euros sur 4 assurances-vie et un PEA avec un petit patrimoine) ? Est-ce la performance n’est pas rognée par l’ensemble des frais ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux se concentrer sur un ou deux supports de chaque (mais difficile de rééquilibrer l’allocation patrimoniale…) ?
Merci par avance et belle journée !
Bonjour Charlotte,
ça va bien et j’espère que vous aussi, on prépare les fêtes de fin d’année 🙂
1/ On peut toujours investir sur l’ETF CW8.
Mais vous pouvez laisser tel quel et investir sur un autre ETF World si vous préférez.
=> Ici notre liste des meilleurs ETF éligibles PEA.
2/ Pas de désavantage, la performance n’est pas rognée.
Exemple : 1 placement de 10 000 € avec 1 % de frais ou 2 placements de 5 000 € avec 1 % de frais, cela revient au même.
Et au niveau des intérêts composés également :
Par exemple 1 contrat avec 1 000 € et un rendement de 5 % pendant 10 ans = 1000 x 1,05^10 = 1629 €. Multipliés par 3 contrats avec 1 000 € chacun = 4 887 €. Et si on place sur un seul contrat 3 000 € avec un rendement de 5 % pendant 10 ans = 3 000 x1,05^10 = 4 887 €. Donc on obtient dans les 2 situations la même somme après 10 ans : 4 887 €.
Bonne journée 🙂
Merci pour votre réponse, Nicolas, c’est toujours très appréciable !
Donc même avec un petit patrimoine (~100k€ voire moins) autant de diversification ne pose pas de souci ?
Je précise aussi que quand je disais que je ne pouvais plus investir sur CW8, c’est à cause du prix de la part et de l’offre Starter que j’ai souscrite (au-dessus de 500€ donc je ne bénéficie plus de l’absence de frais de courtage). Mais puisque je peux laisser ainsi et investir sur un autre en attendant, c’est ce que je vais faire.
Merci encore.
Bonne soirée et bonnes préparations des fêtes. 🙂
Oui même avec un petit patrimoine il est bon de diversifier ! (Plusieurs fonds euros, plusieurs ETF même si c’est 3 ETF World dans 3 enveloppes différentes, plusieurs SCPI…).
Bonnes fêtes 🙂
Bonjour,
Sur un PEA, est-ce que les dividendes réinvestie d’un tracker distribuant vient en déduction du maximum de versement possible sur PEA (limite de 150 000 de versement) ?
Ou le dividende reste dans l’enveloppe et n’a pas d’impact sur la limite de versement sur le PEA ?
Merci
Bonjour Paul,
Les dividendes n’ont pas d’impact sur la limite de versements du PEA, heureusement 🙂
Bonjour,
Sur un PEA, est-ce que les dividendes réinvestie d’un tracker distribuant vient en déduction du maximum de versement possible sur PEA (limite de 150 000 de versement) ?
Ou le dividende reste dans l’enveloppe et n’a pas d’impact sur la limite de versement sur le PEA ?
Merci
Bonjour Nicolas, j’espère que vous allez bien.
Merci pour votre site et toutes ces infos. Étant jeune actif depuis peu, je cherche à me renseigner sur les investissements à ma portée aujourd’hui et à faire travailler une partie de mon épargne. Votre site m’aide énormément et j’apprends beaucoup.
Côté bourse, je me suis tourné vers un PEA chez Fortuneo, dans le but d’investir en ETF sur du long terme.
J’ai quelques questions :
– Concernant les ETF world, entre le ELWD et CW8, que vaut-t’il mieux choisir pour un passage d’ordre de 500 euros par mois ? Une part du CW8 ou plusieurs du ELWD ? (si on met de côté l’aspect distribuant vs capitalisant).
– Où est ce que je peux trouver les infos de l’encours sous gestion et des tracking errors d’un ETF sur l’interface Fortuneo ?
D’avance merci et passez une bonne journée !
Bonjour Loick,
Merci 🙂
1/ On privilégie CW8, justement pour le côté capitalisant 🙂
Ou le nouvel ETF World éligible PEA : WPEA de Ishares.
2/ Sur le site JustETF.
Merci beaucoup pour la réponse claire et rapide !
Bonjour Nicolas, d’abord merci pour tous ces articles que je lis depuis plusieurs mois maintenant et qui sont d’une grande aide !
J’ai ouvert un PEA chez Bourse Direct il y a quelques semaines en y mettant seulement 500€ (que je n’ai pour l’instant pas placés) dans l’idée d’acheter des ETF monde. Avec l’arrivée du nouvel ETF iShares dont il semble avoir peu de chance qu’il devienne disponible chez Bourse Direct, pensez-vous qu’il soit pertinent de procéder à un transfert du PEA vers BoursoBank qui propose en plus 0 frais de courtage ?
Je lis parfois que le niveau de frais ne devrait pas constituer un critère déterminant dans le choix d’un ETF, qu’en pensez-vous ?
Merci pour votre avis,
Julien
Bonjour Julien,
Effectivement Bourse Direct ne permet pas d’investir sur WPEA.
Dommage. Globalement ce courtier est assez limité.
Quitte à transférer le PEA, mieux vaut le faire chez Fortuneo (offre Starter = ordre de 500 € gratuit par mois quel que soit l’investissement) plutôt que le PEA Bourso qui a 0 frais de courtage seulement sur les ETF Ishares.
Et il y a l’offre transfert PEA Fortuneo.
Cf notre comparatif des meilleurs PEA.
Bonjour,
Premièrement, merci pour cet article très instructif, surtout pour un nouveau résidant en France comme moi. J’ai quand même une petite question : est-on obligés de passer par l’une de ces trois enveloppes fiscales pour investir ? Ne peut-on pas simplement investir via une plateforme directement ?
Etant donné que je suis un résidant temporaire en France, je souhaite savoir s’il y a une possibilité d’investir sans passer par l’une de trois enveloppes fiscales ce qui faciliterait la gestion de mes investissements lors de mon départ de la France.
Bien à vous !
Bonjour Guy-Gaël,
Via une plateforme ?
Le PEA, l’assurance vie et le compte-titres sont des enveloppes fiscales, et on recommande des établissements habilités pour exercer, et qui proposent des “plateformes” (des espaces clients web) pour investir.
Ce n’est pas le far west. Il faut passer par des enveloppes fiscales et des établissements habilités. Sauf à vouloir se faire escroquer.
L’enveloppe la plus “mondiale” et “exportable” est le compte-titres ordinaire, voyez les meilleurs comptes-titres ici (et l’assurance vie luxembourgeoise pour les plus aisés à partir de 250 000 € d’investissement).
Bonjour,
Sur l’ETF FR0013380607 Lyxor cac 40 (DR) ucits ETF- Acc, que signifie (DR) sachant que ACC veut dire capitalisant ?
Merci d’avance
Bonjour,
DR = direct replication.
Donc ETF à réplication physique.
Comme expliqué dans le critère numéro 8 de l’article.
Bonjour Nicolas ! j’ai une assurance vie Linxea Spirit 2 en gestion libre… mais je vois que la quasi-totalité des ETF qu’on peut choisir sont gérés au Luxembourg et en donc avec un Isin LU.
Est-ce qu’il y a des conséquences sur les frais supplémentaires lorsqu’un ETF est hébergé en dehors de France !!!?
Meeerrcciii !!!
Bonjour Guillaume 🙂
Non pas de frais supplémentaires, au contraire la plupart des ETF sont hébergés au Luxembourg ou en Irlande, car c’est plus optimisé fiscalement 🙂
Bonjour Nicolas,
Merci pour toutes vos infos. Suite à vos conseils, j”ai ouvert un PEA et je souhaiterais investir dans un ETF World MSCI, mais il y en a plusieurs. Dans un commentaire du 05 août 2019, vous aviez conseillé le FR0010315770 et dans votre tableau vous conseillez le FR0011869353.
-Lequel me conseillez-vous pour un montant de 500€ par mois, et quelle est leur différence ?
-Est-ce que les frais de gestion (je suppose) de 0,45% vous paraissent élevés pour un tracker ?
-Est-ce que ces frais (0,45%) me seront facturés à l’achat et à la vente en + des frais de courtage ?
Ce sera mon premier achat (sur Bourse Direct) et je ne veux pas me tromper.
Merci beaucoup pour votre réponse
Bonjour Patricia,
Je vous invite à lire cet article : investir en ETF World.
En PEA c’est simple, il n’y a que 2 ETF World : EWLD et CW8.
C’est blanc bonnet bonnet blanc, peu importe.
Mais EWLD est plus abordable (autour de 25 €) donc ce sera plus facile d’investir proche de 500 € par mois (plutôt que CW8 autour de 420 € actuellement).
Les frais de gestion sont raisonnables pour un ETF éligible PEA.
Les frais de courtage sont prélevés à l’achat et à la vente par votre courtier.
Alors que les frais de gestion annuels (0,xx % selon l’ETF) sont prélevés par la société de gestion (Amundi pour CW8 et EWLD) annuellement au fil de l’eau sur la valeur de l’ETF.
Bonjour Nicolas ! Merci de toutes ces infos !
Ouverture d’un PEA. 10K à y mettre.
Je voudrais faire 50/50 sur deux ETC : MSCI World + S&P 500 = est ce pertinent le second alors que les entreprises américaines sont déjà dans le MSCI World ? Y’a t il un autre ETC que vous conseilleriez ?
De même suite question plus bas sur si il faut prendre à la fois Lyxor et Amundi :l’un est il mieux que l’autre et prend on moins de risques avec l’un plutôt qu’avec l’autre ? (c’est ce qui me donne envie d’investir dans les deux)
Et enfin quelle banque conseillez vous en PEA ? ma banque est le crédit agricole mais j’ai vu qu’il semblait y avoir des frais assez importants. Et j’ai vu sinon Fortuneo ou Boursorama.
Je vous remercie beaucoup 🙂
Bonjour Marlyse,
1/ Les sociétés du S&P 500 sont déjà dans l’ETF World.
Donc peu utile d’investir aussi dessus, cela ferait doublon.
SAUF si vous souhaitez volontairement surpondérer les US dans votre portefeuille actions.
2/ C’est finalement du pareil au même. D’ailleurs Amundi a acheté la société Lyxor.
3/ Voici notre comparatif des meilleurs PEA.
Bonjour, existe-t-il des trackers MSCI World leveragés (par exemple, x2) ?
Compte-tenu du fait que, à long terme, très rares sont les gestionnaires qui surperforment l’indice, l’investissement dans un tracker reproduisant l’indice avec multiple n’est il pas la meilleure allocation possible ?
Sauf à supposer une décroissance mondiale à long-terme, mais nous aurions alors d’autres soucis…
Merci d’avance pour votre avis !
Bonjour,
Je connais des ETF CAC leveragés, mais pas ETF World.
De toute façon le levier est seulement pertinent à court terme.
Car à long terme, le “beta slipping” détruit la performance.
Très intéressant, merci !
Je ne connaissais pas cette subtilité (qui est toutefois logique quand on connait le fonctionnement pratique d’un ETF), qui engendre un effet contre-intuitif : au-delà du court terme, l’ETF à levier n’a pas la valeur du sous-jacent multiplié par le levier (!!).
Bonjour,
Vos connaissances financières partagées sont globalement très instructives, mais est-ce moi qui ne comprend pas bien quelque chose ou serais-je confronté à une idée reçue que vous n’êtes d’ailleurs pas le seul à évoquer sur internet ?
1) Vous dites que l’intérêt de lisser son investissement par des mensualités constantes s’explique par l’achat d’un plus grand nombre de parts en cas de chute du cours vis-à-vis d’un cours de “référence” plus haut, ce qui constitue un gain.
Mais n’est-ce pas qu’une question de point de vue ?
Car inversement, vis-à-vis d’un cours de “référence” bas, une hausse du cours conduit à acheter moins de parts, ce qui constitue donc plutôt une perte.
Au final, ce qui importe vraiment n’est-il pas l’évolution du cours moyen ?
2) De même, vous dites que des mensualités constantes possibles en assurance vie sont plus intéressantes pour cette raison que l’achat en nombre entier de parts comme en PEA.
Mais si on achète mensuellement une part sur un PEA, quand le cours est bas, on en profite aussi : pas sur le nombre de parts achetées, mais sur l’économie réalisée en la payant moins chère. Le seul inconvénient dans ce cas étant la variabilité de la mensualité à débourser en terme de gestion de trésorerie.
3) Ce qui me semble plus intéressant, c’est l’une de vos remarques mentionnant que le cours d’un ETF est plus souvent au plus haut, ce qui sous-entend que le cours est plus souvent au-dessus de sa valeur médiane (et non moyenne) qu’en-dessous. En lissant mensuellement, passerait-on plus de temps à sur-payer qu’à sous-payer les parts acquises vis-à-vis de cette médiane, même si au final une hausse du cours moyen assure l’intérêt de l’investissement ?
Merci pour votre réponse si vous en avez une.
Bonjour Vincent,
Vos questions reviennent en fait à une seule question :
faut-il investir en DCA (investissement en plusieurs fois, en lissant dans le temps),
ou en LSI (lump sum investing : tout investir d’un coup dès qu’on a une somme à investir).
Statistiquement, vu que les marchés sont structurellement haussiers, il vaut mieux investir en LSI.
MAIS…
Émotionnellement, pour une bonne part d’investisseurs non aguerris, il vaut mieux investir en DCA. Car si les marchés baissent après un investissement en LSI, cela peut être très stressant et conduire à paniquer et à revendre au pire moment. Alors qu’en DCA on supporte plus facilement les baisses et on est moins victime du “behavior gap”.
Bonjour,
Débutant en investissement boursier, je souhaite acheter des ETF World en UC sur mon assurance vie.
En lisant le prospectus d’un ETF Amundi MCSI, capitalisant, il est annoncé des frais d’entrée et de sortie de 3%, si et seulement si les actions sont achetées directement au sein du compartiment.
Qu’est ce que celà signifie ? Les dividendes réinvestis en achat d’UC sont prélevées de 3 % ?
En vous remerciant de votre réponse,
David
Bonjour David,
Cela dépend de votre contrat d’assurance vie.
Sur une bonne assurance vie il n’y a pas de frais d’entrée / sortie sur ETF (au pire 0,10 %).
Cf notre article : meilleures assurances vie.
Bonjour, je voudrais savoir s’il est utile d’investir dans 2 Etf répliquant le même indice mais pas du même gérant (lyxor et amundi)?
Merci pour votre réponse. Bonne journée.
Bonjour,
Pas indispensable.
Personnellement j’ai commencé à le faire quand j’ai investi des sommes significatives.
Question classique, on en parle plusieurs fois ici dans les commentaires : investir en trackers.
Bonsoir Nicolas, je te remercie.
Bonjour,
mon PEA est bientôt plein (ETF World EWLD).
Je réfléchis à ma nouvelle stratégie, à savoir mon investissement mensuel, qui aura lieu sur le CTO. Est-ce que je continue avec un World type IWDA ou bien encore plus diversifié repoduisant le ACWI, intégrant les émergents type IE00B6R52259 ?
Ma question vaut pour du très long terme : au moins 25ans.
Merci.
Bonjour Anthony,
A vous de voir !
Personnellement, après mon PEA rempli, j’ai investi sur CTO sur plusieurs ETF dont IWDA et MWRD (indice MSCI World) et VWRL (indice FTSE All World comprenant les émergents, proche de l’indice MSCI ACWI).
On en parle dans cet article : ETF World.
Bonjour,
Tout d’abord bravo à vous pour vos articles et votre site !
Une petite question qui me taraude depuis quelques semaines concernant les trackers hedgés. D’après ce que vous écrivez, il est communément admis que le hedge ne se justifie pas sur le long terme du fait des mouvements cycliques des devises et des frais plus chargés de ces trackers.
Toutefois, pour un investissement à réaliser dans la période actuelle en ETF S&P500, et dans le cas de trackers présentant exactement les mêmes frais que les non hedgés, ne serait-il pas plus intéressant de placer dans ces supports hedgés en cette période de grande faiblesse de l’euro face au dollar ?
Sachant qu’une remontée de l’euro à ses niveaux “normaux” dans un futur plus ou moins lointain pourrait occasionner une perte de performance de 15% sur les trackers non hedgés avec le dollar ?
Je pense par exemple aux trackers S&P500 logeables dans un PEA et dont les frais minimaux sont les mêmes (0.15%) entre les hedgés comme le BNP Paribas Easy S&P500 (version hedgée), et les non hedgés comme l’Amundi PEA S&P500.
Bonjour Anthony,
Merci 🙂
On évoque les ETF hedgés sous le tableau ici : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/trackers-performance-investir-bourse-pea-indiciel/
Non les frais ne sont pas les mêmes. Ce que vous voyez, c’est la surface visible de l’iceberg : les frais de gestion annuels.
Mais vous ne voyez pas les frais de hedge (liés au delta entre les taux d’intérêt européens de la BCE et américains de la FED).
C’est tentant de hedger en partie en ce moment, vu la faiblesse de l’euro face au dollar. J’y pense parfois.
Mais je me ravise, car c’est aussi risqué vu les frais annuels de hedge et vu que la situation pourrait durer des années avec 1 € = 1 $ qui deviendrait le “new normal”.
A vous de voir ce qui vous rend le plus à l’aise.
Bonjour,
Tout d’abord, je voudrais vous remercier pour tout ces articles super enrichissants.
Je compte commencer à investir sur PEA. Cependant je me demande si je dois commencer simplement en investissant sur ETF World, ou si il est utile maintenant ou même par la suite de me faire un portefeuille équilibré avec un investissement sur l’or, des etf obligataires, des actions et des matières premières comme le portefeuille expliqué par Ray Dalio par exemple.
Quel est votre avis sur le sujet ?
Merci encore
Bonjour,
Le PEA permet d’investir uniquement sur le marché actions.
Pas sur les autres marchés (obligations, or…)
Nous considérons qu’il faut diversifier notre patrimoine, selon notre allocation patrimoniale : https://hajajeko.de/allocation-patrimoniale-repartition-allocation-ideale-actifs/
Donc les actions en PEA.
Et le reste dans les bonnes assurances vie pour y investir en fonds euro (fonds euro = panier d’obligations, pas besoin d’ETF obligations) et éventuellement en immobilier (SCPI / SCI), en or et matières premières, etc.
Donc PEA et assurance vie sont complémentaires : https://hajajeko.de/assurance-vie-ou-pea-que-choisir/
Attention il faut bien choisir les bonnes assurances vie (sans frais sur versement et bon choix de fonds) : https://hajajeko.de/av-assurance-vie/les-meilleures-assurances-vie/
Bonjour Nicolas,
Je trouve assez peu d’articles sur les ETF World ESG/ISR sur lesquels on peut investir via un PEA. En existe-t-il ? Je trouve uniquement des ETF Europe ESG/ISR compatible avec PEA mais j’aimerais diversifier sur le World d’où ma question.
Merci d’avance
Bonjour Kevin,
Effectivement dans la liste des ETF sectoriels, je cite quelques ETF environnement / ISR / ESG : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/trackers-performance-investir-bourse-pea-indiciel/#menu2
Mais ce ne sont que des ETF Europe éligibles PEA, et le seul World n’est pas éligible PEA. Si quelqu’un trouve, cela m’intéresse !
Bonjour Nicolas,
Est-ce une bonne ou une mauvaise idée d’investir sur CW8 si on ne peut pas garantir de pouvoir acheter au moins un titre tout les mois ? Le titre CW8 étant actuellement à 421 euros.
Je me demande s’il ne serait pas plus judicieux d’investir par exemple 100 ou 200 euros par mois à coup sûr sur EWLD afin d’être en capacité d’appliquer la méthode DCA de la bonne manière pour lisser le coût d’achat des titres. Qu’en pensez-vous ? Ce qui m’ennuie un peu sur le EWLD se sont les frais de gestion de l’ETF qui sont plus élevés avec EWLD + ajouté à cela les frais d’ordre chez Bourse Direct.
De plus, j’ai déjà un PEE sur base de fond en action (non-côté) dans mon entreprise, il faut donc que je commence à diversifier sur de l’immobilier (certainement SCPI), et donc de l’épargne en moins pour l’achat d’ETF…
Merci d’avance.
Bonjour Kevin,
Le principal est de diversifier (ETF World OK).
Et d’investir régulièrement (pas OK si vous n’êtes pas régulier, donc il vaut mieux investir sur EWLD plutôt que CW8 si c’est plus dans notre budget pour arriver à être régulier).
Les frais de gestion de ces 2 ETF sont quasiment identiques et la performance aussi.
Et les frais de transaction sont très faibles chez Fortuneo et Bourse Direct, cf le tableau comparatif : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/plan-depargne-en-actions-pea/#menu3
Merci pour votre réponse ! Cela me conforte et me rassure sur mes choix.
Bonjour,
Déjà je vous remercie pour ce site qui me permet aujourd’hui de mieux comprendre l’investissement et toutes les possibilités qui en découlent, je trouve ça finalement passionnant moi qui ne suis pas une grande adepte des chiffres 😉
J’aurais cependant quelques questions concernant le PEA que j’ai pour projet d’ouvrir d’ici peu. Je souhaite pour commencer investir seulement sur un ETF World, je sais que les plus recommandés sont le CW8 et CLWD. Au vu de ma capacité à épargner je souhaitais investir pour 100 € d’actions par mois. Je devrais donc plutôt me diriger vers le CLWD qui propose des valeurs liquidatives beaucoup plus abordables que l’autre. Cependant, j’ai lu sur plusieurs sites et forum que l’ETF de chez Lyxor pourrait finalement être amené à disparaitre au vu de son faible encours. Qu’en pensez-vous? Si j’investis sur celui-ci et qu’il disparait mes actions seront vendues n’est-ce pas? Mais alors en fonction de la période et du marché je pourrais perdre beaucoup si mes actions sont revendues moins chères que ce que je les ai acheté?! Ou alors je m’étais dit qu’au lieu d’investir tous les mois je pourrais le faire tous les trimestres, ce qui me permettrait d’investir sur le CW8 qui a mon sens semble être plus “sur”. Mais n’est-il quand même pas mieux d’investir une plus petite somme tous les mois plutôt que tous les trimestres?
Que pensez-vous de tout ça?
Merci pour votre aide 🙂
Bonjour Laura,
J’imagine que vous parlez du EWLD et non du CLWD : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/trackers-performance-investir-bourse-pea-indiciel/#choisir
La société de gestion Amundi (qui gère l’ETF CW8) a racheté la société Lyxor (qui gère l’ETF EWLD).
Donc certains pensent que EWLD pourrait disparaitre car doublon avec CW8.
Pour ma part je continue d’investir sur les 2.
Si EWLD disparait, il faudra vendre et on pourra alors réinvestir sur CW8 la même somme.
Donc que l’on vende avec gain ou perte cela ne change strictement rien, on aura toujours la même somme en portefeuille PEA (modulo les frais de transaction).
Pour ma part j’investis tous les mois, mais investir tous les trimestres cela va bien aussi.
Le tout est d’être régulier et discipliné.
Fréquence mensuelle ou trimestrielle comme expliqué ici dans notre 3ème bonne pratique de l’investissement en bourse : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/#menu3
Bonjour,
Où peut-on trouver les informations concernant les trackers?
Vous parlez de qualité de réplication, mais où trouver les infos?
Pas évident tout ça quand on n’y connait rien!
Merci pour vos explications 🙂
Bonjour Stéphanie,
C’est simple, il suffit de comparer la performance de l’ETF sur 1/3/5 ans.
Par rapport à la performance de l’indice qu’il réplique sur 1/3/5 ans.
Il y a bonne réplication quand ça colle à 0,x % près.
Mais on a déjà fait ce travail.
De bons trackers sont listés dans le tableau ici : https://hajajeko.de/comprendre-investir-bourse/trackers-performance-investir-bourse-pea-indiciel/
Souvent, il n’y a pas besoin de faire compliqué, le plus simple est souvent le plus efficace.
Cf le tracker World ici : https://hajajeko.de/msci-world-composition-etf-comment-investir/
Bonjour Nicolas,
Dans le cas du WPEA (que vous recommandez dans certains articles), il n’a été créé que cette année : comment évaluer sa capacité de réplication ?
Merci d’avance et belle fêtes à vous
Bonjour,
On commence à avoir un bon recul sur 3 / 6 mois.
La performance est cohérente face à l’indice.
Et avec pour émetteur BlackRock je suis assez confiant sur la qualité de réplication 🙂
Joyeuses fêtes !
Bonjour,
est-on actionnaire lorsqu’on achète des ETF ? Possède t-on réellement les actions ou est-ce l’émetteur de l’ETF qui est propriétaire ?
Bonjour François,
On est bien actionnaire.
Et on est propriétaire des titres dans le PEA et le CTO.
Mais en assurance vie, dans tous les cas on est créancier de l’assureur.
Bonjour Nicolas,
Félicitations pour votre site et vos articles qui sont des mines d’information.
J’ai investi en Trackers World, en diversifiant entre Amundi et Lyxor. Cependant, j’ai remarqué qu’il existe plusieurs trackers Amundi qui me semblent similaires, notamment le CW8 dont vous parlez dans vos articles et le LU0996182563.
Le cours n’est pas le même, mais le reste semble similaire. Quelle différence voyez-vous entre les deux?
Merci beaucoup
Bonjour Matthieu,
Cela semble très proche, je ne vois pas la subtilité non plus !
Bonjour Nicolas,
Merci pour cette article.
J’ai du mal à comprendre la pertinence d’un PEA en gestion sous mandat type Yomoni.
Si on compare les performances d’un MSCI World depuis 2016, avec les performances d’un PEA Yomoni on se rend compte qu’ils sont bien en dessous.
Certes, il faudrait également ajouter les frais de trading de la plateforme, mais si on choisit une banque en ligne, l’impact des frais est quasiment inexistant.
Qu’en pensez vous ?
Bonjour Max,
Effectivement on apprécie Yomoni pour la gestion pilotée en format assurance vie, pour diversifier en actions mais aussi obligations, matières premières,…selon profil épargnant.
Cf notre comparatif des meilleures gestions pilotées : https://hajajeko.de/av-assurance-vie/gestion-pilotee/
Mais sous format PEA, nous ne sommes pas convaincus par la gestion pilotée.
C’est forcément en profil 10 et en actions.
Autant investir sur un tracker World en gestion libre.